Zou ! Le blog d'isabelle collombat

lundi 9 janvier 2012

2012

 

 

Belle 2012 - isabelle collombat

  

 


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vendredi 16 décembre 2011

Les enfants du feuilleton

lyon 4J'ai la chance de participer depuis début novembre à cette aventure incroyable qu'est le FEUILLETON DES INCOS. Je poste sur internet à des dates fixées à l'avance les chapitres d'une histoire que je suis en train d'écrire. A l'autre bout, les élèves d'une douzaine d'établissements scolaires (en CM2 et 6ème) me lisent et me commentent.

Au départ, je suis partie tel un petit taureau, tête baissée, prête à tracer ma route et à sauter au-dessus de tous les obstacles susceptibles de la joncher. Je m'attendais déjà aux critiques que j'ai l'habitude d'entendre : il n'y a pas assez d'actions, c'est trop triste, on s'ennuie, on veut rêver...

Taratata ! J'avoue que j'avais très peur. C'est très destabilisant de montrer son travail quand il n'est pas fini. Depuis, j'ai changé. Mon appréhension n'a pas disparu. Je ne vais pas me refaire en quelques semaines. Mais je retiens avant tout l'aspect positif de cette expérience. Les remarques et les questions des enfants ont exercé sur moi une influence à laquelle je ne m'attendais pas. Leurs interrogations sont parfois incroyables. Ils échaffaudent des scénarios étonnants ! En tout cas, ils ont stimulé mon imagination, m'ont permis d'aller plus loin que ce que j'avais d'abord envisagé. Ils m'ont aussi donné la possibilité, en décortiquant mon texte, de mieux comprendre comment j'écris .

Nos échanges sont évidemment top secrets pour le moment. Je ne vais pas les trahir. Juste citer la définition qu'Elisabeth a trouvé pour mon roman qu'elle a ressenti "comme un courant de vent qui apporte peu à peu les pièces du puzzle"...

Hier, en lisant leurs mots, j'ai trouvé de l'énergie et c'est un ouragan qui a soufflé dans mon dos pour me pousser à aller de l'avant alors que je n'avais qu'une envie : me recroqueviller dans ma coquille. Un des projets auquel je tiens très fort venait d'être refusé. Mais l'énergie des enfants, leur bienveillance aussi, ont tout balayé !

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vendredi 9 décembre 2011

Dans mon abécédéraire, retour sur le P...

P comme P.I.D.

Je reviens sur ma rencontre de fin novembre dans la classe de 6ème6 au collège Le Palais de Feurs, prèspib de Saint-Etienne. Les élèves m'ont offert une boîte avec l'inscription P.I.D. écrite au marqueur.

Un sigle de leur fabrication sur lequel je voudrais attirer l'attention.

P.I.D., c'est le contraire de P.I.B., le PRODUIT INTERIEUR BRUT, chiffre qui mesure la production d'un pays.

Le sigle P.I.D. veut dire

PRODUIT INTERIEUR DOUX.

Dans mon PID, les élèves et leur enseignante m'avaient mis des carrés de chocolat noir enrobés de papiers multicolores que lesquels je peux lire des citations d'écrivains, de savants.

Il faudrait effectivement, à l'heure où nos gouvernants décident de notre avenir au sommet de Bruxelles, se dire que nous avons d'autres richesses que celles que nous consommons, achetons.

Cette douceur, par exemple, des enfants de Feurs. 

 

 

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mardi 6 décembre 2011

Des enfants très touchants

Figurez-vous que chez moi, le 6 décembre, Saint-Nicolas apporte du pain d'épices et des friandises aux enfants. Une tradition familiale que j'ai gardée du Nord de la France dont je suis originaire. Et Saint-Nicolas me le rend bien : ce matin, il m'a aussi apporté ce reportage extrait d'une émission diffusée sur Tl7, une chaîne de télévision de la région de Saint-Etienne, et sur le site internet R2 Sciences 42. Souvenir d'une jolie rencontre que j'ai effectuée le 24 novembre dernier à Feurs, dans la Loire, avec la classe de 6ème6 du collège LE PALAIS. Intervention initiée et rendue possible par La Rotonde, une structure qui encourage le développement de la culture scientifique. Thème de la rencontre : "Chico Mendes : non à la déforestation".


Carbone 42- Isabelle Colombat

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mardi 29 novembre 2011

Deuxième partie de la journée

Le matin, quand les enfants sont à l'école, je monte dans mon bureau et j'ouvre les volets.

Le ciel est bleu, la page déjà gribouillée, je m'y remets.

IMG_5357

 

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Dans ma boîte mail

Vendredi, dans ma boîte mail, un message en provenance du lycée professionnel de Cluses où je me suis rendue il y a deux semaines pour discuter avec des élèves de mon livre "Bienvenue à Goma". Un message dans lequel puiser courage et enthousiasme. Merci.

" Bonjour Madame Collombat ,

De la part des secondes micro, nous vous remercions de vous être déplacée pour nous parler de votre livre, votre histoire nous a touchés.

(...)

En conclusion, cette rencontre fut très enrichissante, nous ne l’oublierons pas.

MERCI

Sofiane

Lamine

Julien

Aymeric "

 

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vendredi 25 novembre 2011

Feurs, Saint-Etienne : Non au sentiment d'impuissance !

Arrivée à la gare, j'apprends, hier matin, que mon train est supprimée.

Je suis obligée de prendre la voiture, d'affronter le brouillard, les poids-lourds et une autoroute que je redoute celle qui relie Lyon à Saint-Etienne, trop étroite et encombrée de camions.

Bref, la journée commence mal. C'est mon dernier déplacement de l'année 2011. Je suis invitée par La Rotonde, un organisme de diffusion de la culture scientifique qui dépend de l'Ecole des Mines de Saint-Etienne. J'avoue que j'ai un peu les chocottes. Les scientifiques m'impressionnent, m'intéressent, me fascinent. J'appréhende. Serai-je à la hauteur ? 

Deux temps partagent la journée.

Premier temps, l'après-midi : une rencontre à quelques dizaines de kilomètres de Saint-Etienne avec les élèves de la classe de 6ème6 du collège Le Palais à Feurs. Vu de l'extérieur, cet établissement de 900 élèves ressemble à n'importe quel autre collège français. Je sais déjà, parce que Julie et les deux Christine de La Rotonde, qui m'accompagnent me l'ont déjà dit, que ce collège sensibilise ses élèves à l'environnement, au développement durable et à la forêt notamment.

Une fois à l'intérieur, je suis frappée de découvrir des pancartes où ont été écrits des énormes NONmulticolores. Sur les murs du journal du collège, je remarque un long article sur Chico Mendes. Puis, je constate des citations au-dessus des portes de chaque classe signées "le club santé" qui mettent en garde sur les effets du tabac, de l'alcool.

Arrivée devant la classe 205, j'aperçois des pas découpés dans le papier. Je les identifie aussitôt : ce sont ceuxretour de st etienne du petit Chico Mendes. Déjà, je me réjouis. Les élèves que je m'apprête à rencontrer ont lu mon livre, ils l'ont peut-être même un peu médité.

Derrière la porte, des fagots de bois et des glands au milieu du grand U des élèves et de leur prof de français, Eliane. Pendant plus d'une heure, Eliane se met en retrait, elle laisse ses élèves sur le devant de la scène. La rencontre n'est pas improvisée. Ils l'ont préparée ensemble. Chacun a une question à poser. Parfois, une interrogation survient, spontanée. Nous parlons de ce qu'il est possible de faire chacun à notre niveau pour changer les choses.

Ce qui me frappe chez ces collégiens, c'est leur attitude : droite, concentrée, contenue. Au fond de la classe, Eliane n'a pas besoin choco feursde les rappeler à l'ordre, elle n'intervient quasiment pas et, pourtant, elle est là. Une présence qui élève les enfants. C'est ce que je sens. Une attitude qui leur permet d'être ce qu'ils sont et de grandir. Je trouve ça émouvant et remarquable. Dans le cadre de notre rencontre, Eliane a fait lire aussi à ses élèves le très beau texte de Jean Giono : "L'homme qui plantait des arbres".

A la fin de la rencontre, j'ai le droit à des cadeaux : trois écoblocs maison, des blocs de papier fabriqués à partir du papier recyclé au collège et une grande boîte ronde de fromage dans laquelle les élèves ont mis des carrés de chocolat noir à l'orange (Hummmmm, j'adore !) entourés de petits papiers sur lesquels ils ont écrit des citations d'écrivains sur le thème des arbres. Grandiose ! Je trouve, par exemple, en dégustant un carré de chocolat cette phrase de Michel Tournier : 

"Plus vous voulez vous élever,

plus il faut avoir les pieds sur terre.

Chaque arbres vous le dit"

feurs eco blocCes collègiens sont épatants. Leur prof est fière d'eux. Il y a des endroits où l'école n'est pas si désespérantefeurs ecobloc arbre qu'on se le dit parfois. J'en ai des exemples à chacun de mes déplacements.

Seconde temps de mon voyage dans le département de la Loire, le soir : une rencontre-débat à la Rotonde dans les locaux de l'Ecole des Mines, un lieu circulaire qui abritait, il y a plusieurs années, l'ordinateur de la ville de Saint-Etienne du temps où les ordinateurs prenaient de la place et ne tenaient ni dans un sac ni dans la poche d'une veste. C'est cette rencontre qui m'inquiète. Je ne suis que l'auteure d'un livre et j'ai accepté d'échanger avec Paul Arnoud, professeur de géographie à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon, président du conseil scientifique de l'ONF, spécialiste des forêts, et Laurent Russias, ingénieur forestier du Conseil Général de la Loire. Quelle inconscience ! Au fil du temps, je me rends compte que je me suis un peu trop affolée. Paul Arnoud et Laurent Russias ne sont pas des ogres. Ils aiment partager leurs connaissances, échanger, avec simplicité et curiosité aussi. OUF ! Cette soirée m'apprend des choses, ouvre mon regard. Plus tard, quelques remarques du public me disent que cette rencontre les a intéressés !

 

 

 

 

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lundi 21 novembre 2011

Saint-Etienne : rencontre très spéciale ce jeudi...

C'est la fin de l'année des rencontres, des salons pour moi cette semaine et j'achève 2011 d'une manière tout àForet4-1A4 fait particulière. Auteur de "Chico Mendes : non à la déforestation", je suis invitée par des scientifiques à me rendre jeudi à Saint-Etienne pour discuter de la déforestation  !

Une première pour moi, surtout que je serai aux côté de deux connaisseurs : un géographe, Paul Arnould, et un ingénieur forestier, Laurent Russias.

J'ai accepté l'invitation pour cette raison : permettre des liens, des passerelles entre les activités des uns et des autres, tenter de mieux comprendre le monde qui nous entoure en le regardant par tous les biais possibles.

L'organisme qui nous invite, la Rotonde, dépend de l'Ecole des Mines de Saint-Etienne et a pour vocation de contribuer à la diffusion de la culture scientifique, technique et industrielle.

Voici le programme de la soirée tel que présenté par La Rotonde :

Depuis plus de 11 ans, La Rotonde multiplie les outils de diffusion de culture scientifique : éducation aux sciences, ateliers et expositions, coordination départementale d’événements, réalisations d’émissions vidéo et audio, animation de débats…
 
Avec "Démos & Débats »,  La Rotonde privilégie le dialogue entre Sciences et Société : des rencontres qui interrogent nos quotidiens et mettent en jeu recherches et responsabilités des scientifiques.
 
Dans le cadre de l’Année Internationale des forêts, La Rotonde ouvre la discussion sur l’état végétal de la planète ici et ailleurs, hier, aujourd’hui ou demain…
 
« Des racines… et moi ! », une rencontre ouverte à tous, jeudi 24 novembre de 18 h à 20 h à La Rotonde - École des Mines de Saint-Etienne 158 cours Fauriel en présence de :
- Paul Arnould, géographe spécialiste des forêts, professeur à l’École Nationale Supérieure de Lyon
- Laurent Russias,  ingénieur forestier du Conseil Général de la Loire
- et Isabelle Collombat, auteure du livre « Chico Mendes, non à la déforestation » paru aux Éditions Actes Sud Junior
(Réservation auprès de Christine Fayolle au 04 77 42 02 78 ou par courriel fayolle@emse.fr.)

 

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dimanche 20 novembre 2011

Une dédicace pour mes frères, mes soeurs et moi

Samedi soir, gare de Genève. Je rentre chez moi ravie des deux jours passés à Cluses.blog montagne 2

Ce matin, sur le site du salon l’Esperluette, j’ai encore rencontré une classe. Une vingtaine d’élèves issus de deux 4ème AES (Aide et soutien) du collège de Cluses, des classes qui permettent aux élèves les plus en difficulté de suivre un cursus normal, mais en petit groupe (ils sont une douzaine par classe) et avec une pédagogie adaptée.

Ils n’ont pas cours normalement le samedi matin, mais la plupart sont au rendez-vous de leurs enseignantes, sauf les sportifs qui ont compétition ou entraînement et Kevin qui est jeune sapeur-pompier volontaire.

Ils ont travaillé sur « Chico Mendes : non à la déforestation ».

Une des toutes premières questions m’étonne : de quelle origine êtes-vous ?

Ma réponse est importante à leurs yeux. Il faudrait être aveugle pour ne pas s’en rendre compte. Plus tard, je leur pose à mon tour à la question et je découvre que les uns sont turcs, les autres autres algériens, tunisiens, comoriens. Une adolescente en doudoune me murmure qu’elle est arrivée de Mayotte il y a seulement six mois. Une autre s’excuse presque : « moi, je ne suis que française. »

IMG_5092Entre les questions, ils lisent à tour de rôle des extraits de mon texte. Je réalise que la lecture n’est pas un exercice facile pour la plupart d’entre eux. Mais ils s’appliquent, ils ne le font pas à la légère. Ensuite, certains m’expliquent pourquoi ils ont choisi tel ou tel extrait. Ils s'étonnent des gros mots dans le texte qu'ils sautent d'ailleurs à la lecture.

Je leur explique pourquoi je suis si fière d’avoir écrit un roman pour la collection « Ceux qui ont dit non ».

Je leur raconte pourquoi je crois qu’il est important de savoir dire non, même quand on est un ado, un enfant, pourquoi il faut apprendre à écouter sa petite voix intérieure. Leurs regards sont fixés sur moi, immobiles, impressionnants. Ils ne chahutent pas, ils ne sourient pas. Pendant deux heures, notre échange est riche, intense.

A la fin, séance de dédicace. Ils ont tous un exemplaire de Chico. Je signe chaque livre. J’alterne un garçon une fille pour éviter que les garçons s’imposent en premier. Plusieurs garçons et filles me demandent si je peux dédicacer leur livre non seulement pour eux, mais aussi pour leurs frères et sœurs. J’aligne les prénoms sur la page. Je suis touchée. Ces ados ont compris que le livre qui leur a été donné au collège est un objet qui ne concerne pas seulement la classe, le travail au collège. Ils l’introduisent dans leur famille, le partagent avec leurs proches. Ont-ils compris que les livres aident à grandir, à sortir des ghettos ?

L’après-midi se déroule au salon, derrière mon stand. Quelques visiteurs achètent mes livres. Un petit garçon insiste pour que je lui dédicace « Dans la peau des arbres » dont il a lu la quatrième de couverture plusieurs fois. Je lui demande son âge parce qu’il me semble un peu jeune. Il a 9 ans, il est en sixième, il a deux ans d’avance, un vocabulaire incroyable et un sourire d’une douceur déconcertante. Nicolas va chercher sa maman. Elle m’explique que son fils est déjà passé ce matin, mais que je n’étais pas là. Nicolas est certain de vouloir lire « Dans la peau des arbres ». Ce livre et aucun autre. Sa maman achète le livre.

Plus tard, je relève un mail de Virginie, la documentaliste du lycée du Mont-Blanc rencontrée hier. Elle m'envoie des photos et évoque les alpages roux dans l'après-midi.

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vendredi 18 novembre 2011

Au pied du Mont Blanc

blog montagneUne journée passée à évoquer trois de mes livres : "Bienvenue à Goma", "Quand mon frère reviendra" et "Chico Mendes : non à la déforestation" dans trois classes de trois lycées différents à Annemasse, Cluses et Passy en Haute-Savoie.

Une journée magnifique ensoleillée et bleue, dans la vallée de l'Arve.blog mont blanc 3

Au fond, l'après-midi, le Mont-Blanc impérial. Arrêt pour prendre une photo. 

Une journée passée devant une majorité de garçons. 

blog mont blanc 2

Dans deux classes, une seule fille face à une trentaine de gaillards. Dans la dernière, davantage de mixité. Est-ce que ça fait une différence ? Pas vraiment finalement.

Les garçons se ruent devant moi.

Ils veulent une dédicace.

blog mont blancJe m'étonne parce qu'ils ont acheté mon livre, parfois deux de mes romans même. Plus tard, la documentaliste du lycée professionnel me confie que ses élèves ont été très surpris quand ils ont appris qu'une écrivain venait les rencontrer. Eux qui ont souvent connu l'échec scolaire pensent que les livres ne sont pas pour eux.

 

Passy181111IMGP1133A Passy, un élève désire une dédicace particulière qui court au fil des pages de mon livre. Je proteste un peu, puis je m'exécute. Il voudrait lire mes mots au hasard de sa lecture. Très bien, je réflèchis, j'écris.

Est-ce que ça lui plaira ?

 (Merci à Virginie Odic, la documentaliste du lycée du Mont Blanc pour ses photos au CDI)

 

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jeudi 17 novembre 2011

Esperluette, j'écris ton NON !

Je prends le train cet après-midi pour les montagnes. Direction : Cluses en Haute-Savoie où se tient ce week-end le salon du livre Esperluette.

Vendredi, je rencontre des classes de lycée. Samedi matin, une classe de 4ème et je rentre samedi soir chez moi. Je suis contente de ce voyage de trois jours.

J'aime beaucoup cette région qui m'accueille assez souvent finalement.

Je vais y parler de "Bienvenue à Goma"art rwandais 1 ce qui me plaît car je tiens à cette histoire, au Rwanda et que je travaille toujours sur ce sujet. J'espère qu'un jour, mon projet sur le Rwanda aboutira. Je discuterai aussi avec plaisir de "Quand mon frère reviendra".

Je suppose qu'il sera également question de "Chico Mendes : non à la art rwandais 2déforestation" car le salon présente l'exposition consacrée à la collection des "Ceux qui ont dit non". En effet, le titre du salon de Cluses cette année est "J'écris ton non".

Je vais détendue à Cluses et curieuse de ces rencontres. D'habitude, quand je dois me rendre à un salon, j'appréhende toujours un peu. Mais cette fois-ci, ce n'est pas le cas parce que je sais que je ne vais pas rester des heures derrière un stand à devoir me transformer en représentante de mes "livres". Cet exercice est, pour moi, le plus souvent un calvaire. Enfin, j'exagère un peu. Les salons sont aussi parfois l'occasion de découvrir des personnes passionnantes

Pour info, j'ai photographié ces "imigongo" à Saint-Dié, au mois d'octobre dernier, au festival de géographie où le Rwanda était l'un des invités d'honneur. Les "imigongo" désignent ces panneaux ornés de motifs géométriques qui décorent les maisons, un artisanat de l'Est du Rwanda, près de la frontière avec la Tanzanie.

 

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lundi 14 novembre 2011

écrire, mais où ?

Dimanche, réveillée avant l'aube, couchée tard. Lundi, levée aux aurores.

J'ai des valises sous les yeux, le teint terne. Je m'enroule dans mon vieux châle anthracite. J'ai bu trop de café.DSC01129 J'ai envie de kakis et de chocolat ultra-noir.

Mon fils me dit que ce n'est pas une vie de travailler tout le temps. Je ne sais pas où il a entendu ça. Est-ce que ça vient vraiment de lui ? 

Je dis que je travaille à la maison à côté de lui qui dort, qui fait ses devoirs, des jeux, du violon, de l'ordinateur, etc.

Je n'ai pas vraiment de jours de congé, ni de RTT, mais ça me convient.

Je ne pars pas le matin dans le brouillard pour rejoindre une usine, un bureau, un hôpital, un péage d'autoroute.

Dimanche, je fais une pause en répondant à une question de lecteur.

Je lis la question à haute voix : Où est-ce que vous écrivez ?

C'est facile, me dit mon fils. Tu réponds : dans ta cuisine, au milieu des enfants, des casseroles, des piles de linge et des chats qui ronronnent.

Je ris.

Je ne réponds pas tout à fait ça.

 

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lundi 7 novembre 2011

Le Feuilleton des Incos

Je commence une nouvelle aventure ce matin : le Feuilleton des Incos.

J'écris une histoire dont j'envoie les chapitres les uns après les autres à une douzaine de classes de 6ème (huit classes) et de CM2 (quatre classes) réparties dans toute la France.

Après chaque envoi, les écoliers et les collégiens m'adressent leurs remarques, questions, commentaires.

L'échange dure dix semaines et aboutira peut-être à un livre.blog

Sur son site internet, l'association du Prix des Incorruptibles qui organise ce feuilleton parle d'une animation.

Pour moi, il s'agit plutôt d'une expérimentation quasi scientifique. 

En temps normal, je cache mon texte jusqu'à ce que j'ai le sentiment qu'il tient à peu près la route. Je me sens plutôt dans la peau d'une écolière qui serait en train d'écrire une rédaction sur son cahier et qui s'arrangerait pour le dissimuler aux regards en mettant sa main gauche en rempart voir, en cas d'intrusion extrême, en s'allongeant de tout son long sur son cahier.

Là, il va falloir montrer mon histoire au fur et à mesure. Une torture pour moi. Je suis terrifiée à l'idée d'ouvrir les premiers messages de mes lecteurs. En réalité, j'ai été un peu inconsciente d'accepter. Mais la curiosité l'emporte toujours (enfin presque) chez moi. Je suis curieuse de ces rencontres via Internet avec tous ces élèves qui vont devoir me lire. Je m'attends déjà à être surprise, déçue, énervée, révoltée, anéantie, touchée, bouleversée.

Bref, je m'attends à vivre des émotions fortes et je veux savoir si je suis capable, malgré elles ou grâce à elles, d'écrire l'histoire que j'ai imaginée ! 

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jeudi 3 novembre 2011

R comme...

Je reprends mon abécédaire à la lettre R.

Logo_nature_progrescomme Rhubarbe, rébarbatif, rhinocéros, rimmel, rongeur, ribambelle, ravissement, rive, ruminer, rémoulade, réformer, rabibocher, ridicule, raconter, rire, reculer, roucouler, rigueur, réunion, ravalement, rumeur, remontrance, rance,

rêver.

 

 

Le R de FoRêts, féRoce, fiRmament, fRayeuR, fRedonner, colèRe.

R surtout comme RESISTER, RESISTANCE, RESISTONS

R comme WALTER EN RESISTANCE, un film de Gilles Perret qui dresse le portrait de WalterWalter_retour_en_resistance-225x300 Bassan, vieux monsieur de 82 ans qui fut déporté à Dachau pour avoir distribué des tracts antifascistes dans les rues d'Annecy. Encore que le qualificatif "vieux" ne convienne pas à Walter Bassan. Les années passent, les époques aussi, et Walter ne change pas, son esprit est en alerte, incisif. Aujourd'hui encore, l'homme continue de s'interroger, de protester, de manifester, de se battre contre les inégalités et les injustices.

R comme la Résistance des Indiens d'Amazonie qui étaient mobilisés depuis le 15 août dernier en Bolivie contre la construction d'une Route qui devait traverser leur territoire et qui ont fini par obtenir satisfaction le 24 octobre dernier. On le sait maintenant les routes sont très nocives aux forêts tropicales humides. Elles ne sont pas seulement des balafres dans le paysage. Elles sont responsables le plus souvent de la destruction d'écosystèmes fragiles, du déboisement sauvage, de la spéculation. Elles mettent en danger les populations autochtones et aboutissent à terme à une déforestation massive. 

DSC01136Au BRésil aussi, Indiens et écologistes, résistent. Ils se battent depuis longtemps contre la construction du baRRage de Belo Monte. La semaine dernière, entre 400 et 600 personnes ont occupé pacifiquement le chantier de construction de ce "projet de mort" comme ils le désignent parce qu'il aura un impact négatif sur l'environnement et les populations. Le journal britannique THE GUARDIAN rapporte dans son édition d'hier qu'un des opposants au barrage, Megaron Txucarramãe, l'un des leaders des indiens Kaiapó, a perdu son emploi au département des affaires indigènes du gouvernement brésilien, le FUNAI. Megaron Txucarramãe considère ce licenciement comme une "persécution politique" qui fait suite à son engagement.

Au Brésil toujours où un syndicaliste agricole, Joao Chupel Primo, qui s'opposait au déboisement illégal a été assassiné fin octobre dans l'état du Para. Ses protestations avaient abouti à des opérations policières pour empêcher des bûcherons clandestins d'abattre les arbres. C'est le huitième paysan exécuté depuis mai en Amazonie pour avoir osé dénoncer le déboisement sauvage. Une réalité toute proche de celle de l'assassinat de Chico Mendès en 1988. On meurt toujours au Brésil de vouloir défendre la forêt.

Au BRésil encore où un député d'extrême gauche, Marcelo Freixomenacé de mort, a décidé de s'exiler en Europe comme le rapporte le quotidien LE MONDE. Il était le président d'une Commission parlementaire d'enquête sur les milices qui sévissent dans le pays. Le travail de cette commission a abouti à l'arrestation de 225 personnes dont des hommes politiques et des policiers. 

 

 

 

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samedi 15 octobre 2011

Je reviens

2103"Et maintenant je reviens

Je reviens vers vous"

comme dit la chanson de Jean-Louis Aubert.

Aucune actualité dans les librairies, aucun salon ce mois-ci (j'ai passé trois jours la semaine dernière au festival internationale de géographie de Saint-Dié dans les Vosges).

Mais cela fait un moment que je ne m'étais pas exprimée sur ce blog. Il faut dire que j'avais passé les six premiers mois de l'année 2011 à voyager et à parler. Ces derniers mois, je n'avais plus rien à raconter, au jour le jour. Depuis juin, je reconstituais mon monde intérieur, à l'écoute des autres, à l'écoute du monde, sensible aux rencontres. 3204

Depuis que mes enfants sont retournés à l'école, j'écris, j'écris, j'écris.

3187Je viens de finir un roman, j'en ai attaqué un autre, j'en corrige un troisième entamé depuis longtemps maintenant.

Ces photos illustrent ce qui m'habite aujourd'hui et que vous retrouverez dans mes textes si vous les lisez.


Je travaille aussi sur d'autres projets qui me tiennent à coeur et sur lesquels je réfléchis pour trouver les moyens de les accomplir. Il faut convaincre les éditeurs de leur intérêt. Je trouve que c'est un des aspects de mon activité le plus difficile. Il faut se faire violence pour aller les chercher. Trouver les mots pour les intéresser.

 

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