Zou ! Le blog d'isabelle Collombat

mercredi 20 septembre 2017

Nathan et son Berliner Bruder

Voilà, c'est au tour de "Nathan et son Berliner Bruder" de sortir en librairie. Comme "Emma et la japanische Mangaka", ce roman qui parait chez Syros dans la collection Tip Tongue commence en français et se termine en français.

Collombat-Nathan et son berliner Bruder-Syros

Pour écrire cette histoire, je me suis inspirée de la ville de Berlin et des rencontres surprenantes qu'on peut y faire en traînant dans ses différents quartiers autour de l'Alexanderplatz. 

J'ai aimé raconter les relations entre ces deux frères, Nathan et Paul, qui n'ont jamais vécu ensemble et qui font vraiment connaissance loin de leurs parents. C'est le cadet qui fait le premier pas courageusement et l'aîné qui se révèle un peu maladroit. En terre "étrangère", ils réussissent enfin à communiquer. L'allemand devient même le moyen pour eux de dire les choses qu'ils ne pourraient jamais exprimer en français. 

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lundi 4 septembre 2017

La revanche du prince des Oropaa

Sortie cet été avec les dessins superbes de Yuio, la BD "La revanche du prince des Oropaa" dont j'ai écrit l'histoire et les dialogues est destinée aux jeunes qui apprennent le français langue étrangère. Je me suis inspirée pour l'écrire de légendes polynésiennes.

La revanche-Klett

Résumé : En Polynésie, Terii, jeune prince Oropaa, a grandi sur l’île de son clan, un véritable paradis qui ne manque de rien. Mais Teva, prince d’une terre voisine, décide de s’en emparer. A l’issue de combats terribles, le père de Terii est tué. Mis à l’abri, le jeune prince décide de revenir sur son île et de défier Teva pour récupérer la terre de son père.

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mercredi 19 juillet 2017

Croisière méditerranéenne

Certains appellent ça, une chanson engagée. Je ne sais pas trop ce que peut bien signifier pour certains le mot "engagé". En écrivant "Croisières méditerranéennes", Bernard Lavilliers témoigne simplement du fait qu'il est un humain vivant. Un de ces êtres que le sort d'autres humains ne laisse pas indifférent. Je suis particulièrement touchée par la douceur de cette chanson solaire qui relate une réalité atroce.  

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jeudi 6 juillet 2017

Rencontre d'auteurs... Mode d'emploi

 

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lundi 3 juillet 2017

L'histoire de Nathan en train d'être illustrée...

Un petit détour par Facebook et voici que je découvre le travail de Pierre-Yves Cezard, le dessinateur chargé d'illustrer l'histoire que j'ai écrite pour la collection TIP-TONGUE chez SYROS, "Nathan et son Berliner Bruder", l'histoire d'un ado qui débarque pour les vacances chez Paul, son grand frère étudiant à Berlin... Roman qui débute en français et finit en allemand à découvrir dans quelques mois en librairie.Facebook

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jeudi 22 juin 2017

Fin d'un nouveau cycle d'atelier d'écriture à la Cité scolaire internationale de Lyon avec des élèves de troisième et leur prof de français, Lise Chalon. Comme l'an dernier, nous avons travaillé autour de l'écriture d'un texte de fiction dans le cadre de la deuxième Guerre Mondiale. Cette année, je ne leur ai pas donné le choix. Je leur ai demandé d'imaginer une histoire dont le protagoniste principal est "un résistant". Difficile, en effet, pour eux, je l'avais constaté l'année dernière, de travailler sur un "collaborateur" sans un faire une description un peu trop caricaturale. 

Avant de se lancer, ils se sont déplacés à plusieurs reprises au "Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation" pour se documenter et s'intéresser aux personnalités qui ont fait la Résistance à Lyon pendant la deuxième Guerre Mondiale.

Je leur ai lu aussi des textes d'auteurs aussi différents que Victor Hugo, René Char, Jean Paulhan, Robert Desnos, Paul Eluard, Claude Simon, Jacques Chessex, Christophe Bataille.

Chacun a choisi un personnage à partir duquel il a commencé à écrire. Les élèves pouvaient essayer de rester le plus près possible de ce qu'avait été cet homme ou cette femme ou s'en détacher, au contraire, pour créer un personnage totalement fictif. 

Certains appréhendaient d'écrire. Pour la plupart, le plus dur n'était pas tant de trouver les mots que de se mettre à la place de leur personnage. Comment pouvait-on être, penser, manger, respirer, aimer, marcher, vivre il y a plus de soixante-dix ans ?

J'ai essayé de leur faire comprendre que se mettre à la place de quelqu'un d'autre, c'est aussi puiser en soi-même, c'est aller chercher au plus profond de ses émotions, ses inquiétudes, ses désirs, ses pensées. C'est aussi essayer de casser les cadres qui nous formatent, d'aller au-delà du "déjà vu", déjà entendu". 

A la lecture de certains textes, j'ai observé que, pour un certain nombre d'entre eux, la mission a été accomplie, notamment ceux qui ont vu qu'écrire, cela peut signifier "jouer à". Revenir à l'enfance en quelque sorte et accepter de casser la glace. 

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samedi 22 avril 2017

Lettre aux élèves de 6ème 2 du collège Rouget de Lisle de Schiltigheim

Chers Morgan, Noéline, Lucas, Chloé, Arwen, Naël, Yonas, Paul, Matthieu, Eva, Flore, Joanna, Elwen, Amine, Pierre R., Inès, Laurène, Pierre W., Maxence, Nolan, Sacha, Coralie, Valentine et Carla,

 

(j'espère n'avoir oublié aucun d'entre vous),

J'ai bien reçu toutes vos lettres et elles m'ont épatée.

Je vous remercie d'avoir si bien imaginé une suite à mon livre "Emma et die japanische Mangaka". Un chapitre 13 ! Et, franchement, vous m'avez donné beaucoup d'idées. En fait, je n'avais pas du tout pensé à ce qui pouvait arriver à Emma, son papa, Tobi et Miki Kawase... après.

 

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Vous avez été nombreux à imaginer la suite des aventures d'Emma au Japon et ça, c'est vraiment une chouette idée.

 

Ce n'est pas par hasard si j'ai imaginé de faire venir une mangaka à Leipzig. Quand j'avais 20 ans, je suis partie un mois toute seule en voyage au Japon.

Là-bas, j'ai notamment été hébergée par une famille dont le papa et la fille parlaient allemand et c'est donc grâce à l'allemand que j'ai pu réussir à communiquer à Tokyo. Pendant ces quelques semaines au Japon, j'ai d'ailleurs beaucoup plus souvent parlé en allemand qu'en anglais !

C'est ça qui est si génial quand on parle une autre langue, c'est que ça nous fait vivre des choses qu'on n'avait pas prévues au départ ! Le fait de parler allemand m'a aussi aidée en Italie, au Danemark, en Pologne et même quelques fois en France ! Bizarre, bizarre, non ?

J'ai aussi été sensible au fait que certains d'entre vous ont pensé que le papa d'Emma et Miki allaient peut-être se marier... ou qu'Emma allait faire un stage au Japon... et même participer à l'écriture d'un manga !

Vous m'avez aussi fait voyager à Nantes et à Paris, vous qui habitez l'Alsace et j'ai adoré !

Je ne sais si, un jour, il y aura une suite à "Emma et la japanische Mangaka"... mais je repenserai sûrement à toutes vos idées pour un autre livre ! Merci !

PS : je n'ai pas pu mettre toutes vos lettres, mais sachez que je les ai toutes lues et que toutes elles m'ont intéressée :-))))

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mardi 18 avril 2017

Non, ne jetez pas la solidarité à la poubelle !

Voici la pétition de Florence que je soutiens :

"Mi-février 2017, une centaine d'Albanais s'installent dans le parc du Sacré-Coeur dans le troisième arrondissement de Lyon.

Le 23 mars, ils sont évacués par les forces de l'ordre.

La scène a lieu sous les yeux de Florence, prof de yoga, qui habite juste au-dessus du parc.

Pendant un mois, elle a mobilisé ses élèves. Elle a organisé une solidarité pour aider ces familles avec enfants en bas âge en leur apportant notamment des vêtements, des affaires de toilette, de la nourriture et des produits pour bébé.

Le 23 mars, quand les familles ont été évacuées, toute cette aide a été jetée à la benne. Un choc pour Florence.

Elle lance aujourd'hui un appel :

"Ne jetez pas la solidarité à la poubelle !"

Quand un campement de sans-abris, de réfugiés ou de migrants est évacué, personne n'a le droit de spolier leurs biens. 

Respecter la propriété de tout être humain, c'est respecter sa dignité.

Respecter la solidarité des citoyens, c'est respecter notre Humanité."

 

Vous pouvez signer la pétition de Florence ICI 

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mercredi 12 avril 2017

Rencontres à Hénin-Beaumont

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Hénin1Voyage très émouvant pour moi la semaine dernière à Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais. Je connais bien la région, pas seulement parce qu'elle fait parler d'elle dans les journaux. C'est ici, dans le bassin minier, qu'une partie de ma famille a vécu et vit toujours. Deux de mes arrière-grands pères étaient mineurs. L'un d'eux venait de Pologne. Des années plus tard, mon grand-père a lui-aussi commencé comme galibot à l'âge de 14 ans jusqu'à ce que l'un de ses cousins du même âge meurt accidentellement dans la mine. Devenu employé de mairie après avoir suivi des cours du soir, il devînt secrétaire de mairie à Beaumont-en-Artois, ce gros village qui fusionna avec la commune voisine d'Hénin-Liétard en 1971. C'est dire si j'y ai des racines. Tout ici me rappelle d'où je suis. Courcelles-les-Lens, Noyelles-Godault, Oignies, Douai, Ostricourt… Ces communes appartiennent à mon histoire familiale. 

 

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Invitée par la médiathèque d'Hénin-Beaumont, j'ai rencontré des classes de collège et de lycée professionnel qui avaient travaillé sur plusieurs de mes livres "Des héros pour la terre" (Actes Sud Junior), "En cavale", "La Tête de mon brochet" et bien sûr "Partir", trois livres parus aux éditions Thierry Magnier. 

 

Tous ces échanges ont été particulièrement intenses. Devant moi, il n'y avait pas que des grands lecteurs, bien au contraire. Mais ils avaient tous lu au moins un texte, et à chaque fois, je me suis retrouvée avec des jeunes attentifs, curieux, intéressés, investis. Certains avaient d'ailleurs réalisé des travaux à partir de mes romans. J'ai d'ailleurs eu la chance de rencontrer aussi des profs très motivés par leur métier, ce qui facilite toujours les échanges qu'on peut avoir avec les jeunes.

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Les nouvelles de "PARTIR" semblent les avoir particulièrement intéressés. Dans ce recueil, tous mes personnages, la plupart sont des enfants et des ados, ont une histoire de voyage, l'exil des parents le plus souvent. J'ai voulu raconter la place que prennent ces voyages dans l'existence des générations qui suivent, celles qui ont eu l'immigration en héritage. Petite-fille d'immigrés polonais, c'est un sujet qui me touche de près.


Au lycée professionnel, ce sont les hommes et les femmes ordinaires dont je raconte les combats dans "Des héros pour la terre" qui semblent avoir marqué les esprits. Un autre livre a également suscité la curiosité et les questions : c'est "Bienvenue à Goma" (Rouergue). Ce roman raconte l'histoire d'une jeune fille qui rêve d'être photo-reporter et qui réussit à suivre une journaliste au Zaïre (ex République démocratique du Congo), à la frontière du Rwanda où vient d'avoir lieu un génocide.

Un grand merci pour cette invitation à la médiathèque d'Hénin-Beaumont qui m'a très chaleureusement accueillie... mais les gens du Nord sont naturellement comme ça, pleins d'égards et de gentillesse !

Merci aussi à Emilie pour sa visite du 9-9bis, l'ancien carreau de fosse à Oignies qui vaut le détour :-)

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jeudi 30 mars 2017

Semaine de la Presse à Nîmes

Je n'avais pas été à Nîmes depuis très longtemps. La ville a changé. Moins sombre, plus éclatante même sous des trombes d'eau. J'y ai passé quelques jours très agréables en ce début de printemps dans le cadre de la semaine de la Presse à l'école. Une parenthèse de douceur et de bienveillance qui m'a fait du bien. Un joli voyage dépaysant à moins de deux heures de train de chez moi.

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 Invitée par la bibliothèque Carré d'Art, j'ai eu la chance de rencontrer des collégiens curieux et attentifs, pas tous de grands lecteurs, loin de là. 

la tête de mon brochet miniMais j'en revendique la responsabilité. J'avais demandé expressément, dans la mesure du possible, à échanger avec des jeunes que les livres rebutent. Pour certains, même un court récit comme celui de La Tête de mon brochet, roman paru dans la collection Petite Poche chez Thierry Magnier, représentait un effort immense. Se souvenir du titre était déjà pour quelques uns un problème.

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Nous avons parlé avec ces élèves de 6ème, 4ème et 3ème des collèges Les Oliviers et Romain Rolland de Nîmes, du métier de journaliste et du rôle des reporters, de mon activité d'écrivain et de la difficulté d'écrire. Ils m'ont aussi beaucoup questionnée sur mon parcours depuis l'Ecole de Journalisme de Lille (ESJ) jusqu'à aujourd'hui. Ils voulaient tout savoir de mes rêves et de mes choix. Pourquoi j'écris ? Est-ce que c'est difficile d'être une maman et une écrivain ? Quel écrivain j'aimerais rencontrer ? Quels liens entre le journalisme et la fiction ? Pourquoi est-ce que j'aime le réel ?

Nîmes 4Le club journal du collège les Oliviers m'a même interviewée dans le cadre d'une véritable émission de radio sur Radio SOMMIERES. Cette radio associative est animée chaque semaine par 80 enfants et adolescents. Une expérience qui m'a rappelé le temps où j'étais journaliste radio. 

Nîmes 5J'aime bien aussi, lors de ces rencontres, questionner les ados que j'avais en face de moi, savoir ce qui les fait vibrer, les provoquer aussi pour les voir réagir. Quand ils m'interrogent, je veux être certaine que les mots qu'ils emploient ont la même signification pour eux que pour moi. Je cherche aussi à ce que ces interventions aboutissent à de véritables échanges. Parfois aussi, leurs enseignants participent.

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Merci à Christine et à toute l'équipe de la Bibliothèque de Nîmes pour son accueil et sa gentillesse. Un merci spécial à Adeline, documentaliste au collège les Oliviers, et à Sylvie, libraire à L'EAU VIVE, qui m'a invitée le samedi après-midi pour une séance de signatures.

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